Portail
 
 
 
Nobilis Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

BG Florestan

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Nobilis Index du Forum -> ESPACE PUBLIC -> Blabla
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Fratricia
Modos

Hors ligne

Inscrit le: 06 Aoû 2008
Messages: 314

MessagePosté le: Jeu 11 Juin - 20:20 (2009)    Sujet du message: BG Florestan Répondre en citant

Depuis quelques années un mal assaillait Vackamalham. Quelques habitants malades avaient disparu de la ville, poussés hors des murs par la milice et les habitants sains. Mais ils revenaient, assaillant les murailles, le corps déformé par la peste, la soif inextinguible creusant des sillons sur leur face décharnée. Des nuées de corbeaux avaient peu à peu envahi le ciel, et il ne faisait plus bon se promener seul dans les environs. Le Hérault avait fait savoir qu’il en était de même dans tout le royaume, et que l'Empereur Karl Franz était à Altdorf, chez le bon peuple Nain, pour commander les troupes afin de lutter contre les forces du Chaos.

C’était un jour d’automne. Un de ces jours où la lumière dorée du soleil glissait sur les arbres se déparant de leurs feuilles rouges, jaunes et brunes. La chaleur n’était pas de mise, mais en d’autres temps moins troublés on se serait quand même bien volontiers promené sous les frondaisons.
Adelheid enjoignait son mari à fuir. Ils ne pouvaient plus rester à Vackamalham. Plus maintenant. Si l’Empereur était dans la cité naine, alors c’est là qu’ils iraient. Lui et la cité devaient être protégés. Ils ne courraient aucun risque là bas. Guervin n’était pas franchement de cet avis. Sortir de l’enceinte de la ville était dangereux. C’était s’exposer plus que nécessaire à la peste du Chaos. Il ne comprenait même pas que l’on fasse encore rentrer les caravanes de marchands. Alors sortir, merci bien ! Non, ils resteraient à Vackamalham. Cette dispute éclatait souvent, et ils n’avaient jamais réussi à trouver une solution. Elle finissait toujours par rejoindre sa sœur Silke, une vieille fille aigrie, aux cheveux dispersés et sales, tandis que se saoulait de mauvaise bière à la taverne, en compagnie d’autres maris vindicatifs à l’égard de leur femme.
Adelheid aimait beaucoup sa sœur Silke. Elles étaient les dernières représentantes d’une grande famille. Les uns avaient été touchés par la maladie, les autres avaient été les victimes des forces du Chaos. Seulement, plus le temps passait, plus Silke lui devenait étrangère. Elle avait beaucoup perdu de sa beauté, les larmes et la peur ayant trop de fois parcheminé son visage. Ses yeux avaient prit une lueur étrange, et parfois, quand elle ne se savait pas surveillée, on pouvait y lire l’hystérie et la folie qui l’habitaient. Quand Silke avait su pour la grossesse d’Adelheid, elle lui avait présenté une faiseuse d’anges et lui avait proposé des potions pour le faire passer. Ce n’était pas une époque pour procréer, lui avait-elle dit, et elle ne serait que plus sensible à la peste. Adelheid avait résisté, bien décidé à garder son enfant. Depuis, elle s’inquiétait des aliénations de sa sœur, et ne pouvait s’empêcher de protéger son ventre rebondi de ses bras quand Silke était là. Et ce soir là, la lueur malsaine était présente. Des gouttes de sueur perlaient sur le front de Silke, et la tension de sa voix trahissait une certaine frénésie. Seulement Adelheid ne se méfia pas. Elle lui confiait encore une fois son angoisse. Elle but la chope de bière que sa sœur lui avait offerte. Elle ne résista pas à la poigne de sa sœur qui l’entraînait dans le dédale de ruelles sombres. Elle ne comprit pas quand elle fut vêtue d’une peau d’ours. Elle se laissa faire quand des mains l’étendirent sur le sol souillé et humide. Elle ferma les paupières à l’étonnante litanie qui montait autour d’elle. Silke la dévorait des yeux à présent. Elle n’avait pas failli. Elle serait récompensée pour le don qu’elle faisait à Tzeentch, elle en était sûre. Elle recevrait son tatouage, et elle ferait partie de cette grande armée à son tour. La potion de valériane avait bien fait son effet. La cultiste qui officiait alluma les bougies entourant Adelheid, se dirigea vers l’autel, et prit sa dague sacrificielle. A mesure qu’elle s’approchait de la future mère, la litanie se fit chuchotement. Adelheid sentit qu’on lui retirait la peau de bête, et, groggy, elle sentit la lame s’enfoncer dans son torse. Le rire dément de sa sœur se mêla à ses hurlements de douleur.

Quand Guervin rentra au petit matin, il trouva sa femme mutilée devant leur masure. Les yeux lui avaient été arrachés, et l’enfant pleurait dans le ventre ouvert de sa mère.

Quelques années plus tard, Guervin se donna la mort. A chaque fois qu’il avait regardé Florestan, il avait revécu ce moment d’épouvante. Il n’avait jamais pu le serrer dans ses bras. Il n’avait jamais pu oublier l’horreur de ce petit être vivant dans les entrailles de sa mère morte.
Seule une nourrice avait eu pitié de cet enfant. On disait qu’il était maudit, mais elle n’avait pu le laisser mourir ainsi. La foule avait enjoint son père à l’enterrer vivant avec sa mère. Elle n’avait pu s’y résoudre. En le recueillant ainsi, elle avait perdu les autres bambins dont elle s’occupait. Eh bien soit. S’il devait en être ainsi….
C’est ainsi que Florestan grandit, dans les bras de sa chère nourrice Hildeborg. La seule qui ne le regardait pas avec effroi. Il était un garçon intelligent, et se servait de la peur que sa naissance inspirait pour soutirer la nourriture qui leur était nécessaire. Si les bonnes gens avaient fait preuve de bon sens, il n’aurait jamais eu à le faire. Mais quand on n’avait pas de pitié pour lui, il n’en avait pas non plus. Il y avait trop de colère dans le cœur pour faire être compréhensif.
Il vécu avec elle jusqu’à ses quinze ans. En preuve de reconnaissance, il l’emmena loin de Vackamalham, dans une cité où on ne les connaissait pas. Elle pourrait prendre un nouveau départ, faire de la couture, tondre les moutons. Revivre comme une femme normale, en fait. Il lui promit qu’elle n’aurait plus jamais à vivre avec ce fardeau sur les épaules. Il l’embrassa, lui dit ô combien il l’aimait, et partit sans se retourner. Lui devait trouver sa propre voie.

Il partit ainsi sur les routes, de villes en villages, observant la foule, les mœurs des badauds. Pour survivre il détroussait les cadavres qui parsemaient les chemins, victimes du Chaos ou de règlements de comptes. Il revendait ensuite les objets aux marchands ambulants ou aux échoppes d’artisans. C’est avec ça qu’il se payait les chopines et les filles quand il n’arrivait pas à en dévergonder une du coin. Sa haute stature et sa carrure en général ne passaient pas inaperçues. Il savait y faire pour entourer la taille des jeunes paysannes et les faire virevolter dans leur rire cristallin. Il aimait le défi que représentait leur conquête, mais se lassait vite d’elles une fois qu’il les avait possédées. Mais quelquefois il rentrait bredouille de sa chasse coquine et ne se refusait pas une fille intéressée. Un soir qu’il badinait avec une péronnelle dans les faubourgs de la cité, il entendit des hommes crier. Un homme en armure déboula de la ruelle, gémissant sous la douleur des flammes qui le dévoraient. Florestan vit le bras du fuyard déformé par la mutation horrible que lui conférait le pouvoir de Tzeentch. Il reconnu un maraudeur. Une énorme boule de feu le projeta au sol. Il ne bougea plus. Il était mort. La donzelle hurla et s’enfuit, laissant Florestan ahuri regarder le cadavre se consumant. Dans les secondes qui suivirent, un homme en robe de cérémonie orange sombre s’arrêta à leur hauteur. Florestan admira sa peau burinée, son visage marqué par la concentration, son bâton flamboyant.
« -Qui êtes vous ? » s’enquit Florestan.
« -Arolath. Et toi ? »
« -Florestan. Comment avez-vous fait ça ? »
« -Ca quoi ? »
« -Ca !! Vous l’avez fait brûler ?!? »
Arolath rit.
«-C’est exact. »
« -Apprenez-moi ! »
« - Suis-moi. »

C’est ainsi que Florestan trouva sa voie.






Floodo Ergo Sum
Revenir en haut
MSN Skype
Publicité






MessagePosté le: Jeu 11 Juin - 20:20 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Madhara
Modos

Hors ligne

Inscrit le: 05 Aoû 2008
Messages: 362

MessagePosté le: Ven 19 Juin - 18:47 (2009)    Sujet du message: BG Florestan Répondre en citant

/clap /clap /clap.


ILY



Revenir en haut
MSN Skype
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:37 (2017)    Sujet du message: BG Florestan

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Nobilis Index du Forum -> ESPACE PUBLIC -> Blabla Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com